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Tribune

Les quatre erreurs de la droite

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Publié le 02/12/2008 à 6h51

La croissance est un enjeu de long terme. Les chiffres rarement cités sont pourtant spectaculaires. Sur la période 1980-2005, la zone euro est le territoire du monde où la croissance est la plus faible : 2 %, contre 2,5 % pour l’Afrique, 3,4 % pour les Etats-Unis, 9,7 % pour la Chine, avec une moyenne mondiale de 5 %. La France, avec la «vieille Europe», est en déclin relatif rapide. Comment renouer avec la croissance ? Les droites au pouvoir en Europe ont su mettre l’idéologie de côté pour intervenir de manière massive et rapide en soutien du système financier : 1 700 milliards d’euros en Europe, 360 en France, allant jusqu’aux nationalisations des banques défaillantes. Il faut saluer ce pragmatisme : en 1929, les gouvernements avaient attendu quatre ans, au nom du laisser-faire, avant de renflouer le secteur financier.

Les droites européennes commettent pourtant quatre erreurs de politique économique.

1 - Des réticences à la relance budgétaire. Les gouvernements conservateurs sont hésitants, pour des raisons d’orthodoxie. L’Allemagne annonce un plan de 0,6 % du PIB alors que la Commission invite les gouvernements à accroître leurs efforts à 1,5 % du PIB. Les sociaux-démocrates, eux, s’engagent dans des relances énergiques. Notamment Gordon Brown.

2 - Des politiques nationales erronées de compétitivité-prix. Leur objectif est de restaurer la compétitivité des entreprises dans la mondialisation en baissant leurs coûts de production. On en trouve l’exemple le plus abouti avec la

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