Menu
Libération

«Les banquiers à la City, c’est fini»

Réservé aux abonnés

Pour le Britannique Jim Roger, ancien associé de George Soros, l’avenir de la finance se trouve en Asie.

Publié le 28/01/2009 à 6h51

«Si vous avez encore une livre sterling en poche, vendez-la : c'est fini.» Jim Rogers, l'ancien associé de George Soros, n'a plus une livre en poche depuis longtemps. Mais sa petite phrase, lancée à l'agence financière Bloomberg il y a une semaine, a accentué le vent de panique qui soufflait, ce mardi-là, sur la monnaie britannique. Laquelle a chuté en quelques heures, d'environ 4 % par rapport au dollar et à l'euro. La livre est-elle en phase terminale ? «Je n'ai pas dit ça, je suis un mauvais trader de court terme, mais il y aura sûrement d'autres minima», ajoutait-il à la BBC. Les minima, la livre sterling les accumule ces derniers mois. En moyenne, elle a perdu un quart de sa valeur depuis cet été, 30 % pour toute l'année 2008. Il faut donc remonter à la dévaluation forcée du Premier ministre travailliste Clement Attlee pour trouver une telle baisse. C'était en 1949.

Mauvais souvenirs. Aujourd'hui, «à cette allure, on va bientôt rejoindre un panier de monnaies du tiers-monde», s'inquiète The Times. La saillie de Jim Rogers a fait remonter d'autres mauvais souvenirs. Car son nom est associé à celui de George Soros, avec qui il avait fondé le fameux hedge fund Quantum, en 1973. Or, Soros, c'est l'homme qui a fait sauter la banque d'Angleterre, le «mercredi noir» 16 septembre 1992, en vendant 9 milliards de livres d'un coup, forçant la monnaie britannique à sortir du Système monétaire européen. A l'époque, Jim Rogers avait déjà quitté Quant

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique