La bataille aura été rude au Sénat américain, qui devait voter hier soir l’adoption du colossal plan de relance de l’économie proposé par le camp démocrate (838 milliards de dollars, soit 648 milliards d’euros). Le camp démocrate est parvenu lundi soir à rallier trois sénateurs républicains, obtenant ainsi 61 voix favorables sur 100 au total. Les démocrates du Sénat disposent certes d’une majorité de 58 sièges contre 41, mais il leur en fallait plus de 60 pour écarter les procédures d’obstruction que l’opposition pouvait utiliser pour empêcher l’adoption du texte. Ce compromis est le fruit de nombreuses concessions.
Opposition féroce. La version du plan soumise aux voix du Sénat a été expurgée de plusieurs programmes sociaux d'aide aux chômeurs, à l'éducation et aux personnes dépourvues d'assurance-maladie. En revanche, il favorise davantage les personnes souhaitant acquérir des biens immobiliers en leur offrant une confortable déduction fiscale. Le projet devra encore être harmonisé avec celui, plus à gauche, voté par la Chambre des représentants le 28 janvier - sans la moindre voix de républicains. L'adoption définitive pourrait intervenir en fin de semaine si tout va bien. Mais l'opposition républicaine au plan de relance demeure féroce, malgré les efforts initiaux du président pour bâtir un consensus bipartisan. Même le sénateur républicain Judd Gregg, désigné par le président Obama pour pourvoir le poste de secrétaire au Commerce, a annoncé qu'il ne vote




