Journée de perte dans la banque française. Dexia, Natixis, les Caisses d’épargne et les Banques populaires ont publié hier leurs comptes 2008. Ils sont tous dans le rouge. Palme du déficit le plus important à Natixis. Spécialisée dans les marchés financiers, la dernière née des banques de financement et d’investissement française s’est effondrée à cause de la crise. Au total : 2,8 milliards d’euros de pertes, dont 373 millions par la faute de l’affaire Madoff, 293 millions à cause de la faillite de Lehman Brothers et 93 millions en raison de la faillite des établissements bancaires en Islande.
Restauration. Et l'année 2009 n'est pas sans risque. La banque considère elle-même qu'elle détient au moins 31 milliards d'actifs toxiques. Elle les a logés dans une structure à part, intitulée GAPC, pour «gestion active des portefeuilles cantonnés», en vue de s'en débarrasser à vil prix. Mais cet objectif est loin d'être assuré, puisque le marché de ces actifs toxiques compte très peu d'acheteurs.
Par ricochet, la dégringolade de Natixis a affecté la santé financière de ses deux maisons mères : les Caisses d’épargne et les Banques populaires - qui détiennent chacun 35 % de Natixis. Pour le groupe au logo bleu, présidé par Philippe Dupont, la perte atteint 470 millions d’euros. Il s’agit du premier résultat déficitaire depuis des décennies. Pour l’Ecureuil, c’est une première depuis la création de la Caisse d’épargne sous la Restauration, en 1818. Le groupe coopératif af




