Claire et Julie ont 24 ans, 800 euros par mois pour l'une - bourse, aide au logement et coup de main des parents confondus - et 1 400 euros pour l'autre qui cumule les «boulots alimentaires» en attendant de passer le concours de professeur des écoles. Elles vivent en colocation, près de la gare de Lyon, à Paris. Dépense principale : le loyer évidemment, environ 420 euros chacune. S'ajoutent les factures de téléphone, Internet, les transports, l'électricité et le gaz. Pour le reste, c'est débrouille et compromis. Mais sans pour autant avoir «l'impression de se priver».
«Culottes». Pour les courses, c'est caisse commune et une fois par semaine. Une quarantaine d'euros dépensés au supermarché du coin, où elles alternent produits premiers prix et d'autres moins bon marché. Elles complètent au marché d'Aligre, «pas cher», dans le XIIe arrondissement. Le midi, Claire mange au restaurant universitaire, mais s'octroie «un resto le soir une à deux fois par mois». Elle préfère «aller se poser dans un parc plutôt que dans un bar», n'achète pas de livres, mais «les emprunte à la bibliothèque». Pour les vêtements, moins c'est cher, mieux c'est. «Je ne m'achète jamais de fringues de marque», précise Julie, «spécialiste de Monoprix». Claire dit «compenser par des petits plaisirs» :«J'achète toujours des chaussettes et des culottes !» En revanche, pas question de renoncer




