Menu
Libération
Enquête

Avec la crise, le retour en grâce de la réduction du temps de travail

Réservé aux abonnés

De Londres à Tokyo, les RTT, longtemps moquées, ne semblent plus si saugrenues face au chômage.

Publié le 10/03/2009 à 6h52, mis à jour le 10/03/2009 à 6h52

Il fut un temps, pas si lointain, où les 35 heures étaient la risée des milieux d'affaires du monde entier. Un archaïsme à la française. Mais les temps changent. Et avec la crise, la réduction du temps de travail tient sa revanche. Au Japon, en Allemagne, et même en Grande-Bretagne, plusieurs grandes entreprises se convertissent à la mode des RTT. De gré ou de force. La plupart du temps avec compensation salariale. Parfois non. C'est pour l'instant surtout vrai dans l'ensemble du secteur automobile. Dans son fief de Nagoya, le constructeur japonais Toyota a mis plusieurs centaines d'ouvriers au banc d'essai. Ils ne travaillent que le matin. Son concurrent, Nissan, introduira dans les mois prochains «des semaines de travail réduites [moins d'heures supplémentaires en substance, ndlr], davantage de jours non travaillés, et des schémas de partage travaillé entre employés». Nouveau, voire révolutionnaire : la filiale de Renault va lancer en mars un système grâce auquel les employés disposant de jours non travaillés auront la possibilité de débuter un second travail, à temps partiel. Nissan précise que cette mesure «permettra aux travailleurs concernés de gagner un revenu supplémentaire à l'extérieur de l'entreprise». Tous les employés sont «éligibles» à la mesure.

Travailler moins pour gagner moins : c’est la voie explorée par l’industrie automobile au Royaume-Uni pour tenter de faire face à la chute libre de la demande et l’explosion des stock

Dans la même rubrique