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Liechtenstein, Andorre. la coopération à marche forcée

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La pression est de plus en plus forte contre les paradis fiscaux, dont certains se disent prêts à davantage de coopération contre l'évasion fiscale.

Publié le 13/03/2009 à 6h52, mis à jour le 13/03/2009 à 6h52

En pleine tempête depuis que l’Allemagne a mis au jour une fraude fiscale impliquant près de 800 personnes pour un montant estimé à 4 milliards d’euros, le Liechtenstein tente de redorer son blason. Hier, les autorités de ce micro-Etat, qui compte moins de 35 000 habitants et dont les banques locales gèrent plus de 130 milliards d’euros, ont déclaré qu’elles étaient prêtes à nouer des accords de coopération dans les enquêtes pour fraude ou évasion fiscales.

Ces engagements surviennent à moins de trois semaines du G20 au cours duquel les dirigeants des premières économies mondiales devraient, entre autres, adopter de nouvelles mesures visant à réduire l'opacité des bas-fonds de la finance internationale. Concrètement, le Liechtenstein s'engage à communiquer, sur demande, aux autorités étrangères des informations sur les comptes bancaires en cas de fraude et d'évasion fiscale avérée. Pour autant, «il doit s'agir d'un cas concret, la pêche à l'information n'est pas possible» a précisé le Liechtenstein.

Secret. Andorre (une autre principauté), s'est dite prête à coopérer en matière de lutte contre l'évasion et la fraude fiscales… allant jusqu'à déclarer qu'elle était prête à lever le secret bancaire d'ici à novembre 2009. Même la Belgique y va de ses bonnes intentions. Son ministre des Finances, Didier Reynders, a annoncé hier la suppression prochaine du secret bancaire. Ces trois pays ont sans doute agi pour éviter de se retrouver sur le banc des accusés

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