On aurait presque envie d’y croire. Après tout, qui aurait pu penser, il y a quelques mois encore, que plusieurs des grands de ce monde se retrouveraient dans un accord quasi-parfait à dénoncer haut et fort les paradis fiscaux ? Evidemment, la crise est passée par là. Obama a ouvert la voix, en contraignant la banque suisse UBS à dénoncer les fraudeurs sous peine de la contraindre à fermer. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont suivi, et ont brandi la menace de la fameuse liste noire de l’OCDE, agitée comme un chiffon rouge avant le grand raout du G20 à Londres le 2 avril. Mais que peut-on vraiment attendre des grandes puissances la semaine prochaine ? Contraints d’envisager la régulation d’un système financier qui s’est effondré, les leaders de la planète n’ont guère d’autre option que d’en appeler à la transparence dans ces paradis fiscaux qu’ils ont longtemps choisi d’ignorer. Le danger serait d’en rester à des déclarations d’intention et de se satisfaire des seuls assouplissements proposés par certains. S’il veut être crédible, le G20 devra se résoudre à des mesures claires et définitives. Comme l’interdiction pure et simple du secret fiscal et bancaire. Et l’obligation pour les multinationales de déclarer leurs revenus dans chacun des pays où elles opèrent ainsi que le montant de leurs impôts. Selon la Banque mondiale, des centaines de milliards de dollars échappent au fisc chaque année, placés bien au chaud sur des comptes offshore. Par les temps qui courent, on n’a auc
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Publié le 23/03/2009 à 6h51, mis à jour le 23/03/2009 à 6h51
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