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Publié le 24/03/2009 à 6h51

Daniel Bouton risque de se faire détester de ses amis patrons. En s'attribuant, avec trois dirigeants de la banque, des centaines de milliers de stock-options, le président de la Société générale a rappelé à l'opinion publique qu'il n'y a pas qu'en Amérique que des patrons sont indécents. Pire encore, l'indignation générale qui a frappé cette distribution pourrait inciter le gouvernement à légiférer sur la question. Avec l'objectif d'introduire des règles plus contraignantes. Dimanche, Christine Lagarde s'est ainsi interrogée sur la «pertinence» du dispositif des stock-options. «Quand les actions baissent, les salariés qui en ont reçues sont un peu floués. Et quand les actions montent extraordinairement, c'est une augmentation de la rémunération qui n'est pas toujours justifiée», a fait mine de découvrir la ministre de l'Economie. Mais le gouvernement est encore loin de passer à l'acte. Si, dimanche, Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, évoquait «un changement de la loi», dès hier, le discours était plus tiède à Bercy. Le cabinet de Christine Lagarde assurait que la voix de la concertation avec les partenaires sociaux serait privilégiée et que le recours à la loi serait effectué «en dernier recours».

Bref, on se dirige tout droit vers un nouveau code éthique pour les patrons, qui leur permettra de donner l'impression de «moraliser» leurs pratiques tout en prenant des engagements non contraignants. Le dernier code éthique rédigé par l'Af

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