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En Gironde, l’obscur sauveur de Ford Blanquefort

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Social. La société HZ Holding ne présente ni bilan ni garanties.

Publié le 01/04/2009 à 6h51

L'inquiétude est toujours de mise à l'usine Ford de Blanquefort (Gironde), près de deux mois après l'annonce du projet de reprise par la mystérieuse HZ Holding. Hier après midi, le comité d'entreprise rendait ses conclusions au terme de la consultation sociale obligatoire avant le rachat, et, s'il a délivré un «avis favorable», il l'a assorti de trois pages de réserves.

«Pas le choix». «Nous donnons notre feu vert car nous n'avons pas le choix, explique Francis Wilsius, le secrétaire général. Malheureusement un certain nombre d'informations manquent toujours.» Les business plans, en particulier, n'ont jamais été communiqués. Les salariés n'ont donc aucune visibilité pour l'avenir.

Sur les six projets industriels avancés par le repreneur, seuls deux semblent viables (le traitement thermique et la fabrication de pièces d'éoliennes). «Au total, il ne s'agit que de 350 emplois. On est loin des 1 620 salariés dont on nous a promis le maintien», assène Francis Wilsius. Il est aussi prévu que le site, spécialisé dans les boîtes de vitesse, poursuive sa production pour Ford jusqu'en 2011, puis se tourne vers de nouveaux marchés, russes et chinois. Mais là encore, ce projet, qui représente 500 à 600 emplois, est avancé sans garanties. Philippe Poutou, de la CGT, le juge d'ailleurs «peu crédible». «Il n'existe pas le moindre contrat, et les repreneurs entament juste les démarches. Or, il faut un minimum de dix-huit à vingt-quatre mois

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