Le diagnostic est partagé : le monde traverse sa pire crise économique depuis les années 30. Les remèdes à apporter diffèrent encore. Deux ans après le début des symptômes des subprimes, la planète, contaminée par la crise de la finance folle, a tout d’un «grand corps malade». Comment, à défaut de changer le monde, remettre d’aplomb l’actuel ? C’est tout l’enjeu - et la difficulté - du G20 qui se tient aujourd’hui à Londres. Récit d’une ultime journée de préparation en forme de ballets de petites phrases, rythmés par la rivalité entre le duo franco-allemand et l’axe anglo-saxon.
8 h 30. Un G20, c'est une alchimie : entre poker menteur (montrer ses cartes au moment idoine), chat perché (prendre de la hauteur), et métaphore footeuse (la jouer perso ou penser collectif). «Je ne m'assiérais pas à un sommet» conclu par «des faux compromis», gronde Nicolas Sarkozy dès hier matin sur Europe 1. Au petit jeu des additions - de consensus - et des soustractions - de dissensions (lire page 6 et 7) -, «le compte n'y est pas», calcule le chef de l'Etat. Mais arithmétique rime mal avec diplomatique. Et Sarkozy a beau afficher la love story du couple franco-allemand, l'idylle tient encore de l'idéal rêvé. La politique de la chaise vide «n'est pas la meilleure idée, lâche ainsi le porte-parole d'Angela Merkel. Seul celui qui participe au débat peut influer sur les résultats». La chancelière s'envole pour le G20 «avec un mélange




