Les salariés des usines Saab à Trollhättan peuvent continuer à respirer. Le constructeur suédois, lâché par son propriétaire américain General Motors (GM), échappe pour le moment à la liquidation judiciaire. L'administrateur indépendant, nommé lors du placement de l'entreprise sous procédure de sauvegarde le 20 février, avait jusqu'à hier pour présenter un plan de restructuration. L'audience a eu lieu devant le tribunal de Vänersborg, dans le sud-ouest de la Suède. Seuls quelques-uns des 1 300 créanciers étaient présents. Mais aucun ne s'est opposé à la poursuite de la procédure judiciaire, approuvée par le tribunal. «Je ne m'attendais pas à une autre décision», commente Paul Åkerlund, leader du syndicat IF Metall à Trollhättan.
Il est vrai que l'audience tenait plus de la formalité, dès lors que les deux principaux créanciers de l'entreprise, GM et l'Etat suédois, avaient fait savoir qu'ils approuveraient le plan de restructuration. L'administrateur judiciaire, Guy Lofalk, en a profité pour annoncer qu'une vingtaine d'acheteurs potentiels s'étaient manifestés. Il a estimé que «le processus de vente devrait être terminé en juin».
Nouveaux modèles. Il y a quelques semaines pourtant, l'avenir semblait bien sombre aux 4 100 salariés de Saab à Trollhättan. Abandonné par sa maison mère en graves difficultés, puis par le gouvernement suédois qui refusait de payer l'addition, la marque n'avait eu d'autre choix pour éviter le dépôt de bilan que d'engager une procé




