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Libération
Interview

«Trouver un repreneur, c’est la seule solution»

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Social . David Habib, élu PS, se mobilise pour le site de Celanese :

Publié le 13/04/2009 à 6h51

Les députés socialistes Martine Lignières-Cassou et David Habib participeront aujourd'hui pendant vingt-quatre heures à la «grève de la faim tournante» engagée depuis deux semaines par les salariés de l'usine Celanese de Pardies (Pyrénées-Atlantiques). Le 23 mars, le groupe américain de chimie annonçait la fermeture du site, jugeant qu'il n'était «plus viable économiquement». Depuis, les salariés tentent par leur action symbolique d'attirer l'attention sur une fermeture qui risque d'avoir des conséquences lourdes sur le bassin d'emploi de Lacq et même au-delà. Des enjeux sociaux et industriels qui en font un dossier «particulièrement sensible» pour le gouvernement. Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, déclarait fin mars qu'il fallait «tout faire pour que ce site fasse l'objet d'une reprise par un autre industriel et qu'il ne soit pas rayé de la carte». Entretien avec David Habib, député et maire de Mourenx.

Pourquoi cette fermeture d’usine est-elle singulière ?

Ce n’est pas la crise qui entraîne cette fermeture mais une décision stratégique de Celanese, qui a décidé de recentrer sa production sur les Etats-Unis et la Chine. Or, l’usine de Pardies gagne de l’argent. L’entreprise ne cherche que le profit maximal. C’est le capitalisme dans sa version la plus insupportable qui s’exprime dans notre région. De plus, quand Celanese a racheté le site en 2005, il a pris des engagements vis-à-vis de Bruxelles, notamment en terme de maintien de l’activité. Celanese dit que la matière première, le gaz, est plu

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