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Freescale : arrêt de puces à Toulouse

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Le groupe américain prévoit de licencier 800 de ses 1 750 salariés français d’ici 2011.

Publié le 24/04/2009 à 6h52

Il «importe peu» au directeur de Freescale, à Toulouse, de savoir s'il est ou non un patron séquestrable. Denis Blanc se dit «avant tout» concerné par le sort des 800 de ses 1 750 salariés auxquels il a annoncé mercredi leur licenciement à l'horizon 2011. «Je suis attaché à ces gens, disait-il hier soir à Libération. J'ai choisi de les informer avant même les marchés financiers. Je crois qu'en trois ans nous parviendrons à trouver des solutions pour chacun.» Soit.

Mais à l'ouverture, cet après-midi, des négociations sur ce «projet de fermeture», les syndicats demanderont d'abord au patron pourquoi l'unité toulousaine du géant américain de la puce électronique, l'ex-Motorola, entend en finir avec les lignes de production d'une unité encore bénéficiaire en 2008. Le délégué du syndicat majoritaire Force ouvrière, Serge Ramos, se dit ainsi prêt à «quitter la table des négociations» si la réponse ne lui convient pas et à «faire appel à une expertise extérieure».

Selon la direction, la réponse serait très simple. Des bénéfices ont pu être dégagés sur la conception, la recherche et développement ou le service aux clients mais les lignes de production qui tournent «à moins de 50 % de leur capacité», selon Denis Blanc, sont, elles, déficitaires. La faute à l'effondrement du marché automobile pour lequel le site travaille essentiellement. Et à l'évolution de ce marché qui consomme plutôt des puces à 200 millimètres de diamè

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