Fin 2008, les experts étaient unanimes. Miroir du monde, reflet de la crise économique, les cours du pétrole, du nickel, de l'argent, du charbon, de l'acier, du fer et autres matières premières allaient prendre le même chemin que la finance et chuter. Ce que le pétrole a fait en février 2009, dégringolant à 40 dollars le baril contre plus de 100 un an plus tôt. Pourtant, six mois plus tard, le prix de l'or noir a pratiquement doublé, à plus de 70 dollars. Et presque toutes les matières premières connaissent le même phénomène. Pourquoi ?«Ce regain de confiance provient essentiellement des Etats-Unis. Outre-Atlantique, le Purchasing Managers Index,le fameux PMI, est en hausse, explique Moncef Kaabi économiste chez Natixis. Basé sur des enquêtes d'opinion, cet indicateur mesure le degré de confiance que les investisseurs ont dans l'avenir de l'activité économique en général.»
Les cours des matières premières semblent donc répondre à une logique simple : en Asie, aux Etats-Unis, une reprise de l'activité annonce une reprise de la consommation mondiale de matières premières. «Nous sommes dans une situation où les investisseurs se remettent à acheter des matières premières, anticipant une reprise de l'activité économique mondiale», précise un investisseur. En théorie, le raisonnement est implacable : acheter aujourd'hui ce que d'autres voudront acquérir demain mais à un prix plus fort.
«Incertitude». Mais la situation est




