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Paradis fiscaux : l’OCDE se targue de «progrès»

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Finance . L’organisation des 30 pays les plus riches est optimiste après les accords signés avec les Etats visés.

Publié le 24/06/2009 à 6h52, mis à jour le 24/06/2009 à 6h52

Tout va bien dans la lutte contre les paradis fiscaux. Et maintenant, place aux sanctions ! C’est le message qu’ont voulu délivrer, hier, les principaux pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) réunis à Berlin à l’initiative de la France et l’Allemagne, pour discuter de l’état d’avancement du dossier. Un optimisme qui tranche avec le fatalisme qu’on pouvait entendre sur le sujet il y a encore quelques mois.

C'est que, depuis la dernière réunion de l'OCDE sur ce thème en septembre 2008 et le G20 de Londres en avril, les territoires offshore ont changé - leur discours - du tout au tout. Alors qu'ils s'arc-boutaient sur leur secret bancaire, ils se disent maintenant prêts à faire une exception concernant les soupçons d'évasion fiscale transmis par les autorités fiscales étrangères. Ce dont s'est félicité Angel Gurría, le secrétaire général de l'OCDE : «La dernière fois que nous nous sommes rencontrés, il y a seulement huit mois, c'était pour discuter de la manière de répondre aux manques de progrès dans l'application des standards de l'OCDE en matière de transparence et d'échange d'informations. Pendant ces huit derniers mois, nous avons fait plus de progrès qu'en dix ans.»

Liste noire. Devant la pression internationale, et par peur de se retrouver sur la liste noire des territoires non coopératifs, les pays mis en cause ont accepté de signer de nouveaux accords d'échange d'information, incluant l'«évasion fiscale». Ce

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