Un nom pas très imaginatif : BPCE «qui reprend les initiales des groupes Banque populaire et Caisse d'épargne et affirme l'importance des marques emblématiques de ses deux réseaux historiques». Un logo de couleur mauve censé symboliser «la planète, le mouvement et l'homme», mais qui ressemble plus à un trou noir (une allusion aux pertes insondables de Natixis ?). Pour François Pérol, le futur patron de BPCE, ce n'était pas le moment de s'attarder sur ces détails. A peine quatre mois après son arrivée à la tête des deux banques, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy était tout content de présenter son bébé. «Je suis fier d'avoir tenu le pari et vous présenter BPCE, qui sera le deuxième acteur français, un nouveau groupe solide financièrement et puissant commercialement», a-t-il déclaré hier devant la presse.
Le nouveau patron de banque affichait hier un optimisme à tous crins grâce à une politique de l'autruche assumée. C'est simple, Pérol a balayé tous les problèmes comme s'ils n'existaient pas. Que ce soit le risque pesant sur la validité de sa nomination, suite à son refus de saisir la commission de déontologie, ce qui lui a valu plusieurs plaintes pour «prise illégale d'intérêt» et l'ouverture d'une enquête judiciaire. «Je me suis déjà exprimé le sujet», a-t-il seulement commenté hier. Ou que ce soit la plainte de SUD (lire page précédente) : «Nous avons délivré l'intégralité de l'information aux élus et nous ne sommes pas inquiets de l




