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Bénéfices, bonus et cynisme en prime à Goldman Sachs

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Finance. 700 millions de dollars d’actions cédées par les dirigeants malgré un sauvetage de l’Etat.

Publié le 15/07/2009 à 6h52

Le vent aurait-il tourné à Wall Street ? Les résultats astronomiques de Goldman Sachs pourraient le laisser croire. La banque américaine affiche un bénéfice net de 3,4 milliards de dollars au second semestre 2009 (2,4 milliards d'euros), en hausse de 65 % en un an. D'autres banques devraient annoncer une série de résultats positifs. Mais cette embellie pourrait n'être que temporaire. Et un maelström politique menace de s'abattre sur Goldman Sachs. Selon le Financial Times, ses dirigeants auraient vendu 700 millions de dollars d'actions entre septembre et avril. Alors que l'établissement était sous perfusion de l'Etat, à hauteur de 10 milliards de dollars.

La bonne santé de la banque a surpris. Si elle n’avait pas pris autant de risques que ses rivales dans les subprimes, elle était très exposée sur le marché des actions. L’automne dernier, elle avait été forcée d’accepter une aide fédérale, comme d’autres instituts bancaires américains. Un prêt de 10 milliards de dollars qu’elle a remboursé en juin, comme dix autres banques. Cet empressement à se défaire de l’argent du contribuable reflète le désir d’échapper aux nouvelles restrictions imposées par le gouvernement américain. En particulier celles limitant les bonus, malgré l’indignation qu’avait suscitée la largesse des rémunérations des banquiers. Sourde à ces critiques, Goldman Sachs a déjà prévu 11 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année pour «compenser» ses 29 400 employés. Une somme supéri

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