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Analyse

Crise : l’Islande sort la tête de l’eau

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Banques . Recapitalisation privée de trois établissements.

Publié le 21/07/2009 à 6h52

Elle faisait banqueroute, façon Monopoly, en soixante-douze heures. Aujourd’hui, ses habitants sont toujours sonnés, mais elle essaie de se refaire une santé. Elle ? C’est l’Islande, emportée il y a dix mois par la crise financière. Hier, le nouveau gouvernement, ancré à gauche, a annoncé une recapitalisation privée de plus de 1,5 milliard d’euros des trois principales banques du pays nationalisées en urgence en octobre. Le plan concerne les trois nouvelles banques (Islandsbanki, New Kaupthing et New Landsbanki) créées sur les cendres de celles qui ont fait faillite et qui avaient fait de l’Islande un casino à ciel ouvert.

Fragilité. Avant la crise, les plus importantes y proposaient des crédits libellés dans un cocktail de monnaies étrangères (yens, euros, francs suisses...). Les banquiers faisaient alors valoir que les prêts en devises supportaient des taux d'intérêts moindres que les prêts en couronnes (devise locale). Vivre à crédit, rouler en 4X4, habiter de belles maisons, grâce à des emprunts en devises étrangères... Une vraie martingale financière, donc ! A une condition : que la couronne en question conserve son statut de monnaie forte. Et l'Islande celui de pays (très) riche.

La finance a nourri la croissance, jusqu’à ce que la crise renverse le château de carte islandais. Le quotidien s’est brutalement durci en octobre, lorsque les 300 000 habitants ont découvert la fragilité d’un système où les trois plus grandes banques du pays avaient des engagem

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