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Analyse

Les Molex ne mollissent pas

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En grève illimitée, les salariés de l’équipementier automobile souhaitent que Peugeot rachète le site menacé de fermeture.

ParGilbert Laval
VILLEMUR-SUR-TARN, envoyé spécial
Publié le 21/07/2009 à 6h52, mis à jour le 21/07/2009 à 6h52

Assis comme par ordre de taille sous un chapiteau de toile installé sur le parking qui les protège de la bruine, ils sont quatre Dalton à ne pas lâcher l'entrée de l'usine des yeux. Les syndicalistes de Molex veillent à ce que la direction de l'équipementier automobile de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) «ne profite pas de la grève illimitée» entamée il y a quinze jours pour en déménager quelques stocks de pièces.

«Ce n'est pas notre objectif de faire péter l'usine, dit un Molex. Notre but est de garder l'outil de travail intact pour faire repartir la production.» Ne pas embrayer donc sur les New Fabris, les Nortel ou les JLG qui, avec la stratégie de la bonbonne (de gaz), abattent leur dernière carte pour tenter (avec succès pour les JLG) d'arracher une prime de départ. «Pas désespérés à ce point… pour le moment», disent-ils. Soutenus par les élus qui s'apprêtent à porter une lettre à l'Elysée. Résolus à combattre les justifications économiques de leur direction, qui se réunit aujourd'hui. Remontés.

«Ras-le-bol». «Le père Molex est une ordure», c'est peint en rouge sur la façade de l'usine. «Molex voleur, pilleur d'usine», c'est écrit en vert. «Molex en grève», en grosses lettres jaunes. «Ras-le-bol» d'une direction qui les «balade», soufflent les grévistes. Une direction qui «ne se plie pas aux injonctions du tribunal qui a pourtant donné droit aux salariés le 19 m

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