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Interview

«La crise du lait n’est pas liée au système de quotas»

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UE. Mariann Fischer Boel, commissaire à l’agriculture :

ParJulie Majerczak
BRUXELLES (UE), correspondance
Publié le 23/07/2009 à 6h52, mis à jour le 23/07/2009 à 6h52

Alors que le prix du lait s’est effondré et que les manifestations de producteurs se poursuivent en Europe, la Commission européenne persiste et signe : un gel ou une baisse des quotas laitiers n’est pas à l’ordre du jour. C’est ce qu’il ressort d’un rapport présenté hier. Interview mise au point de la commissaire en charge de l’agriculture, la Danoise Mariann Fischer Boel.

Qui est responsable de la crise ?

Le prix du lait a chuté parce que la demande, européenne et mondiale, a fortement baissé. Avec la crise, les produits laitiers se vendent moins bien, notamment ceux de qualité, chers, comme le fromage. Or, 40 % de la production communautaire est utilisée pour du fromage. Parallèlement, des pays comme la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Argentine, le Brésil ou les Etats-Unis, ont augmenté leur production, ce qui a déséquilibré un peu plus le marché. Le prix du lait livré aux laiteries a baissé de presque 50 % sur un an. Une situation intenable pour les producteurs européens. J’en suis parfaitement consciente, et je vous avoue que je m’en réveille la nuit.

Que proposez-vous pour soutenir les producteurs ?

Nous allons continuer de recourir à toutes les mesures dont nous disposons en prolongeant les possibilités de stockage pour le beurre ; en assouplissant les règles pour les aides publiques ; en soutenant les exportations. Ces options seront discutées le 7 septembre par les ministres européens.

La Commission européenne n’est pas restée les bras croisés. Depuis janvier, le coût des mesures prises est supérieur à 600 millions d’euros Il faut aussi noter que les

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