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Des lobbys chargent la taxe carbone

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Energie . Michel Rocard remet son rapport aujourd’hui.

L'ex-Premier ministre (PS), Michel Rocard, à Saint-Cloud le 17 octobre 2006. (REUTERS/Fred Dufour/Pool)
Publié le 28/07/2009 à 6h52

A peine née, déjà secouée. La contribution climat-énergie, ou taxe carbone, échauffe les esprits alors que son principe n’est toujours pas validé par le gouvernement. Cet après-midi, Michel Rocard, qui présidait la Commission d’experts sur sa mise en œuvre, remettra son rapport aux ministres concernés, Christine Lagarde et Jean-Louis Borloo. Manque de pédagogie oblige, les réactions vont bon train sur la pertinence d’une nouvelle taxe pour des ménages déjà fragilisés par la crise économique.

La crise climatique, elle, nécessite de forts changements de comportements pour être jugulée. Annoncée à 32 euros la tonne de CO2 en 2010, puis 56 euros en 2020 et 100 euros en 2030, la taxe se traduirait d'abord par une hausse de 7 centimes d'euro par litre d'essence, d'1 centime par kilowattheure de gaz… Soit un montant annuel moyen de 300 euros par ménage qui devrait inciter les gens à modifier leurs modes de consommation.

La future taxe carbone effraie bon nombre de consommateurs d'énergie. Hier, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a réclamé une étude de son «impact économique» avant sa mise en œuvre, et sa compensation par «une diminution équivalente de la fiscalité» aux entreprises. De son côté, la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR) s'inquiète d'un alourdissement de la fiscalité. Les distributeurs de fioul sortent aussi du bois : la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C)

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