Eric Schmidt, PDG de Google depuis août 2001, était jusqu’à hier dans une position plutôt inconfortable face à Apple, son concurrent direct dans bien des domaines. Au grand dam d’associations de consommateurs le soupçonnant de conflit d’intérêt, Eric Schmidt siégeait en effet parallèlement au conseil d’administration d’Apple tout en occupant les plus hautes responsabilités chez Google.
Avec l’annonce du lancement de Chrome OS et le développement d’Androïd, deux systèmes d’exploitations destinés respectivement aux netbooks et aux smartphones, Google concurrence directement Mac OS et l’iPhone d’Apple, dont le patron, Steve Jobs, a pesé sur la décision de Schmidt : «Nous avons décidé mutuellement que c’était le moment adéquat pour qu’Eric démissionne.»
Un départ certes attendu mais probablement anticipé par une brouille récente entre Apple et Google suite au rejet de l’application Google Voice pour iPhone, et la suppression d’autres logiciels mobiles liés à ce service de téléphonie proposé par Google.
Google Voice permet de regrouper gratuitement et via le Net tous ses numéros (domicile, pro, mobile), le tout avec une multitude d’applications appréciées des amateurs. Il semble que l’opérateur exclusif du smartphone d’Apple aux Etats-Unis, AT&T, soit à blâmer pour cette décision. La Commission fédérale des communications (FCC) se penche sérieusement sur cette affaire dans le cadre de son enquête sur les contrats d’exclusivité entre fournisseurs d’Internet mobile et fabricants de po




