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Doublet investit pour la reprise

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A contre-courant, l’entreprise basée dans le Nord a augmenté ses capacités de production.

ParHaydée Sabéran
Avelin, envoyée spéciale
Publié le 11/08/2009 à 6h51, mis à jour le 11/08/2009 à 6h51

Doublet s'étale. «On a doublé», se marre un cadre. Le «crrrrrrrrr» des machines à coudre, et la radio qui chante «I will survive», et puis des rouleaux de tissus emballés, empilés, et des gens qui peinent à circuler entre les tables encombrées de drapeaux et cartons. C'était jeudi, dans l'atelier de l'usine de 120 salariés de drapeaux et de bâches Doublet, à Avelin, près de Lille. Alors que d'autres essaient de sortir de la crise, chez Doublet on s'agrandit, la surface de l'atelier de confection est doublée. «On commençait à avoir des problèmes de stock, dit Bernard Cortequisse, responsable des grands événements et marchés publics, on ne peut pas mettre les rouleaux de tissu dehors.» Au bout, un grand hangar, sorti de terre il y a moins de trois semaines, clair, quasi vide, avec des imprimantes à tissu neuves.

Doublet, numéro 1 mondial du drapeau, fabricant de barrières métalliques, de tribunes de stades, de lignes d'arrivée du Tour de France, d'isoloirs et d'urnes, c'est l'histoire d'une boîte peu secouée par la récession, et qui pense déjà à la reprise. «Investir pour être les premiers à réagir dès la sortie de crise», résume Cortequisse. 1,5 million d'euros d'investissements pour un chiffre d'affaires annuel consolidé de 35 millions d'euros, et ce malgré une année 2009 que le directeur financier, Manuel Dubois, prédit «ni dramatique, ni grandiose». Alors, pourquoi dépenser cet argent ? «Il fallait agrandir, être prêt, pour ê

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