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tribune

Il y aura d’autres New Fabris (sauf si…)

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ParCécile Duflot
secrétaire nationale des Verts
Mickaël MARIE
secrétaire national adjoint et trésorier national des Verts.
Publié le 13/08/2009 à 6h52, mis à jour le 13/08/2009 à 6h52

Les salariés de l’équipementier automobile New Fabris ont mis fin, le 31 juillet, à une lutte de plusieurs semaines. Au lendemain d’une ultime manifestation dans les rues de Châtellerault, les 366 salariés touchés par la fermeture du site ont accepté la dernière proposition présentée par le gouvernement, une prime supraconventionnelle de 12 000 euros net. Et renoncé du même coup à leur menace de faire exploser leur usine. Pas de destruction de l’outil de travail, pas de contagion de la colère, pas de réaction en chaîne parmi les sous-traitants automobiles. «Soulagement» supplémentaire et hasard de l’actualité : trois jours après l’épisode, on apprenait que les perspectives repartaient à la hausse pour les constructeurs automobiles, PSA et Renault en tête. On peut s’en tenir là. On peut aussi, et ce serait préférable, tirer quelques leçons de ce qui s’est joué, ces dernières semaines, à New Fabris.

La première leçon, c’est le respect. On a beaucoup écrit sur les bouteilles de gaz et les menaces, mais on a peu dit à quel point les salariés de New Fabris ont été malmenés et méprisés, qu’on ne leur a guère laissé que la manière violente pour pouvoir simplement être considérés comme des interlocuteurs. La détonation, ils l’avaient déjà subie. Ce sont aujourd’hui les salariés de Molex qui en sont de nouveau victimes, écœurés d’être maintenus dans un entre-deux sans perspectives.

La deuxième leçon porte sur la structure de l’industrie automobile. Des centaines d’entreprises sous-trai

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