Bataille… autour de Molex. Un peu comme aux cartes : le ministre de l'Industrie déplorait, hier matin, dans un communiqué que «la direction américaine de Molex ne se comporte pas comme elle le devrait», et il la menace de couper le robinet des commandes que Renault et PSA seraient susceptibles de lui passer.
Malgré ses engagements, «le gouvernement français […] n'a pas été à même de trouver un repreneur approprié pour ses activités et n'a pas offert de garanties financières», répond aussi sec l'industriel en fin de soirée. Lequel industriel déplore à son tour les mauvaises manières de Christian Estrosi : «Un boycott des produits de Molex pourrait mettre en danger (le plan social pour les salariés) et compromettre le processus de médiation…» Autrement dit, si Molex quitte la table des négociations et que son site reste sans repreneur, ce sera la faute au ministre Estrosi.
L'industriel ne tenait de toute façon pas à ce qu'un concurrent potentiel s'installe sur le site de connectique automobile dont il a rapatrié la copie des machines outils à Lincoln, dans le Nebraska. Au troisième jour des négociations à la préfecture de la Haute-Garonne, il vient de trouver ici la porte de sortie. Le repreneur que le gouvernement lui proposait «n'avait pas de plan crédible pour développer une activité viable et encore moins une activité qui permettrait des emplois à long terme pour les salariés», selon le vice-président et directeur général de Molex Inc, Mar




