Pendant longtemps, Liliane Bettencourt a simplement été la première fortune de France. Avec le procès que lui intente sa fille, elle représente plus que cela. De façon certes un peu extrême, cette affaire illustre en effet à la perfection certains des problèmes les plus épineux que vont poser les patrimoines et leur transmission au XXIe siècle. Récapitulons. Liliane, 87 ans, héritière du groupe l'Oréal, a consenti un certain nombre de donations à un ami photographe de 61 ans, pour un montant total estimé à un milliard d'euros, soit moins de 10 % de sa fortune totale (15 milliards d'euros). Sa fille unique, Françoise, 58 ans, lui reproche de s'être laissée abuser, et porte plainte pour «abus de faiblesse». Liliane, elle, considère qu'elle a toute sa tête et supporte mal les expertises médicales que sa fille tente de lui imposer par voie de justice. Ajoutons que toutes deux sont membres du conseil d'administration de l'Oréal, fleuron du CAC 40. Il n'est évidemment pas question de se prononcer ici sur la santé mentale des différents protagonistes. Il est tout de même permis de remarquer que ceci ressemble fort à une guerre à l'intérieur du troisième âge, une histoire de vieux en quelque sorte. De fait, les patrimoines ne cessent de vieillir en France, conséquence évidemment de l'allongement de l'espérance de vie, mais aussi du fait que les rendements du capital ont au cours des trente dernières années nettement dépassé les taux de croissance de la production
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Les leçons fiscales de l’affaire Bettencourt
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Publié le 08/09/2009 à 0h00
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