Dès qu'il a le dos tourné, ses interlocuteurs moquent la ressemblance : le ton, le style, le haussement des épaules, voire les tics du visage. Dans son entourage, on ne renie pas l'héritage, on s'en réclame : «Oui, on fait pareil que Sarkozy. Aller au cœur de la tornade, dans l'œil du cyclone. Pourquoi changer les méthodes qui gagnent ?»
Pas plus tard qu'hier, la mise en scène du «sauvetage» de Molex était tout droit inspirée de cette méthode. Une grande annonce, avec 50 à 60 emplois sauvés sur 285, mais «progressivement», d'ici fin 2010… quand les caméras seront ailleurs, que l'histoire sera peu ou prou oubliée.
En constituant son cabinet, Christian Estrosi s'est entouré d'hommes de terrain, issus du corps préfectoral, mais aussi de sarkozystes confirmés. Pour «imprimer (sa) marque», le ministre de l'Industrie s'est doté d'un credo : «Etre le pompier et l'architecte.»
agacé. Actualité oblige, l'agenda de l'été a été sans répit. Il a réalisé un à deux déplacements par semaine : chez Molex - «Il suit ça comme le lait sur le feu», assure un conseiller -, chez New Fabris - «Je vais me battre pour ne pas vous décevoir», promet-il aux salariés. Il est partout. Au risque d'ennuyer son collègue du Travail : «Darcos s'est un peu agacé, mais ils se sont parlé, et c'est réglé», jure-t-on. Ses collaborateurs lui reconnaissent un pilotage plutôt «rênes courtes» : «Il a pris quelques jours en août à




