La position officielle A la moindre occasion, le président chinois, Hu Jintao, chante le même refrain : «La Chine continuera à réformer son système monétaire, en laissant les marchés jouer librement.» La dernière en date ? Le G20 de Pittsburgh, en septembre, où il s'était dit «préoccupé par la faiblesse du dollar».
Ce que cela cache La Chine dit ce qu’elle ne fait pas. Non seulement, elle ne laisse pas le marché fixer le taux de change du yuan, sa devise, mais la parité monétaire est utilisée comme une potion à doper les exportations. La preuve par les réserves de change. La banque centrale chinoise ne cesse d’en accumuler en contrepartie de la hausse de ses exportations. Aujourd’hui, elle est assise sur une montagne de 2 300 milliards de dollars, un tiers des réserves de change mondiale en dollars. Du jamais-vu dans l’histoire de l’économie mondiale. Se débarrasser d’une partie de ses dollars ? Pékin a bien tenté l’expérience entre 2004 et 2008. Ce fut un fiasco. Non seulement la valeur de sa monnaie exprimée en dollar s’est renchérie, mais les exportations ont piqué du nez. Résultat, Pékin contrôle de nouveau sa monnaie.
Les risques La Chine, forte de son économie, pourrait jouer la carte de la convertibilité du yuan. Mais qui peut garantir que les Chinois ne se ruent pas aux guichets des banques pour se débarrasser de leurs avoirs et acheter d’autres monnaies. Avec le risque de tuer un système bancaire réputé fragile. Et de ralentir le rythme de croissance




