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Libération

Le trouble fonds du«Probo Koala»

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Côte-d’Ivoire . Les victimes pourraient être flouées.

Publié le 07/11/2009 à 0h00

Les 31 000 victimes ivoiriennes des eaux usées du Probo Koala pourraient ne jamais voir la couleur de leurs indemnités. Leur avocat britannique, Martyn Day, avait négocié le 8 septembre un règlement amiable avec Trafigura, la société de négoce international qui avait affrété le Probo Koala.

En août 2006, 500 tonnes d’eaux de nettoyage de ce pétrolier avaient été déversées dans des décharges à ciel ouvert de plusieurs quartiers d’Abidjan, la capitale ivoirienne, faisant au moins 10 morts selon la justice locale. L’arrangement négocié à Londres portait sur 33 millions d’euros, effectivement versés par Trafigura le 24 septembre à la Société générale de banques en Côte-d’Ivoire (SGBCI). Seul problème : ces fonds feraient depuis l’objet de manœuvres de détournement.

Le cabinet d’avocats britannique Leigh Day devait commencer le 2 novembre à créditer des comptes pour les victimes afin qu’elles perçoivent chacune 1 150 euros d’indemnités. Or, un tribunal d’Abidjan a adressé une ordonnance de séquestre à la banque et à Leigh Day, le 22 octobre, bloquant tout le processus. Claude Gohourou, représentant local de 1 500 victimes, revendique devant la justice ivoirienne que la totalité de l’argent soit versée sur le compte de son association, qu’il présente comme la seule habilitée à représenter les 31 000 victimes. Sa demande ayant été jugée recevable, un verdict est attendu.

Amnesty International a appelé jeudi les autorités ivoiriennes à assurer l'indemnisation des vict

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