Sauvée de la faillite il y a un an en même temps que son équipe de direction était totalement renouvelée, Dexia a mis du temps avant de se pencher sur la question des produits structurés toxiques vendus aux collectivités. Mise en cause pour la première fois il y a plus d’un an, elle a attendu la semaine dernière pour se défendre publiquement et afficher sa nouvelle ligne de conduite.
Un risque limité
Dexia étant le premier partenaire des collectivités locales, avec 40% de parts de marché, les produits structurés représentent un poste important de son bilan : 30 milliards d'euros. Mais ils ne comptent que pour 20% du total des prêts accordés aux collectivités. Et selon Pierre Mariani, son directeur général, seuls 5 milliards peuvent véritablement être considérés «à risques». Et encore, il ne s'agirait là que d'un risque potentiel, qui ne s'est pas encore matérialisé. Selon la banque, le développement des produits structurés à partir de la fin des années 90 a été un choix gagnant pour les collectivités. De 12% en 2000, la charge de la dette serait passée à 4% dans le budget des collectivités locales en 2008.
Une responsabilité partagée
Pour Dexia, le fait que les collectivités locales se soient endettées en produits structurés est de la responsabilité de la banque, mais aussi des élus. «A la fin des années 90, les taux fixes étaient élevés et la charge de la dette pesait sur le budget des collectivités, raconte Jean-Luc Guitard,




