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A Dubaï, on frôle l’Occident

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Finance . La dette colossale de l’émirat a affolé les marchés jeudi, avant que les banques européennes et américaines annoncent une exposition limitée.

Publié le 28/11/2009 à 0h00

Après la faillite des banques - remember Lehman Brothers -, un nouveau spectre hante les marchés financiers : celui de la faillite des Etats. Jeudi, les déboires de l'émirat de Dubaï, obligé de retarder le remboursement de l'échéance de la dette de 39 milliards d'euros de son conglomérat Dubai World, ont affolé les marchés. Mais, vendredi, l'annonce que les pertes potentielles des banques européennes et américaines étaient limitées a rassuré les investisseurs. Les valeurs bancaires, qui avaient fortement chuté en Bourse jeudi, sont remontées le lendemain.

«Bulle».En France, la plupart des établissements disent être peu concernés. Calyon, la filiale du Crédit agricole, a annoncé avoir une exposition inférieure à 300 millions d'euros sur la dette de Dubaï et n'être «pas exposée» au secteur immobilier de l'émirat. Natixis chiffre ses pertes potentielles à 35 millions d'euros. En revanche, la Société générale et BNP Paribas n'ont pas donné de montant précis. La première a indiqué que son exposition était «limitée» et la seconde a préféré répéter le message qu'elle adresse régulièrement aux investisseurs, à savoir qu'elle n'avait pas «d'exposition matérielle à la bulle immobilière de Dubaï». Selon l'Association des banques émiraties, BNP Paribas a prêté 1,1 milliard d'euros à des acteurs appartenant à tous les Emirats arabes unis.

Ailleurs en Europe, l’impact pourrait être plus important. Selon une étude de JP Morgan, les britann

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