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Le témoin Messier admet «des erreurs»

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Procès. Entendu à New York durant six jours, l’ex-PDG de Vivendi nie cependant toute fraude comptable.

Publié le 04/12/2009 à 0h00

L’ancien superpatron français qui rêvait de conquérir l’Amérique vient de quitter New York en «supertémoin» accablé. L’audition de Jean-Marie Messier dans le procès en nom collectif contre Vivendi pour fraude comptable s’est achevée mercredi soir par un contre-interrogatoire musclé.

C'est la voix brisée, proche des larmes, que l'ancien PDG du groupe, accusé par ses actionnaires d'avoir embelli les comptes entre 2000 et 2002, a affirmé : «Je crois que j'ai eu l'occasion à plusieurs reprises ces derniers jours […] de mettre l'accent sur ce que j'ai identifié comme étant des erreurs de gestion de ma part, ou un excès de communication. En même temps, j'ai dirigé cette société du mieux que j'ai pu.» Face à lui, l'avocat de l'accusation, Matthew Gluck, vient de lui demander pour la troisième fois de dire s'il porte «la responsabilité de ce qui est arrivé à Vivendi l'été 2002». Messier en a soupé : «Je crois que tout le monde a compris ma position», lâche-t-il in fine.

Pendant six longues journées, celui qui avait suscité l'admiration pour avoir fait de la Générale des eaux le numéro 2 mondial des médias a bataillé pour clamer sa bonne foi. Les centaines d'heures qu'il admet avoir consacrées à la préparation de ce témoignage - «très important pour ma vie» - n'y auront rien changé. Ni le coach recruté pour l'occasion. Sept ans après les faits, l'ancien élève de Polytechnique et de l'ENA reconnaît et regrette ses «erreurs», mais refuse d'adm

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