Les détenteurs de lingots n'ont pas à s'inquiéter. Malgré son recul, la valeur de l'or, cette «relique barbare» dont l'irrationalité agaçait Keynes, ne devrait pas perdre de son attrait. Certes, sur le London Bullion Market, la place qui donne le «la» au reste du monde, le cours d'une once d'or (31,103 grammes) s'échangeait hier contre 1 143 dollars, soit une chute de 83 dollars par rapport au record absolu enregistré jeudi. Mais les experts sont formels. «Il ne s'agit que d'un accident de parcours. Il suffit que la valeur du dollar monte un peu pour que l'or cède du terrain, explique Jean-Bernard Guyon, vice-président de Conseil Global Gestion, spécialisé dans les matières premières. Pour le seul mois de novembre, le métal s'est apprécié de 15%. Et près de 50% depuis le début de l'année.»
A Londres, Zurich, New York, Sydney, Hongkong… de discrètes filiales de banques spécialisées dans le négoce du précieux métal redoublent d'activité. Achats, ventes, les ordres ne cessent d'affluer. A l'origine de cette frénésie qui dure depuis près d'un an ? Une situation économique et financière mondiale qui reste relativement préoccupante, malgré l'annonce de premiers signes de reprises. «Nous assistons à une nouvelle phase de spéculation, estime Moncef Kaabi, responsable des matières premières chez Ixis CIB. C'est le comportement des banques centrales qui explique ce regain d'intérêt pour l'or.»
Vacciner. Des banques centrales qui sembl




