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Grogne : ça bouchonne dans les transports

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Social. RATP, SNCF, routiers et chauffeurs de taxis dénoncent les conditions de travail et les réformes.

Des usagers montent dans une rame sur l'un des quais de la station Châtelet les Halles, le 09 novembre, à Paris. (© AFP Fred Dufour)
Publié le 09/12/2009 à 0h00

Embouteillage de revendications sur le front des transports. Ce sont tantôt les salaires et les primes, tantôt les conditions de travail ou encore les réformes en cours qui mobilisent ces jours-ci les salariés. En première ligne, la RATP. Déjà, début novembre, un conflit récurrent sur le niveau des primes avait gelé le trafic sur le RER A - la ligne la plus chargée au monde avec un million de voyageurs par jour - et surtout la ligne B. Demain, seule la ligne A sera touchée. Le préavis de grève déposé par les syndicats laisse entrevoir un train sur deux aux heures de pointe, et quasi zéro en heure creuse. Ils réclament 120 euros par mois de prime pérenne et 30 euros de prime variable.

Bloquer. A la SNCF, la grogne monte d'un cran. Le passage aux horaires d'hiver, avec ses nouveaux tableaux de service, est un cap toujours difficile à passer. S'ajoute cette année, le chantier de la réorganisation de l'entreprise et surtout du fret, avec comme épouvantail la création de filiales, sur fond de gains de productivité. Après la manifestation à Paris hier - 15 000 manifestants selon les organisateurs (CGT, Unsa, CFDT) -, ce sera une journée noire samedi, avec un préavis de grève démarrant même dès la veille pour la CFDT et reconductible jusqu'à lundi.

A partir de dimanche, ce sont les routiers qui pourraient faire parler d'eux. Si les négos salariales, qui débutent aujourd'hui, n'avancent pas, l'ensemble des organisations syndicales menacent de bloquer les plateformes l

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