Athènes. Palais présidentiel. Nous sommes le mercredi 31 mars 2010. Le Premier ministre, avec une courte majorité au Parlement, vient d'annoncer son intention de quitter la zone euro. Et de ressusciter le Drachme. De Dominique Strauss-Kahn pour le FMI à Jean-Claude Trichet pour la BCE ou encore José Luis Zapatero en charge de la présidence européenne jusqu'en juillet 2010, tous ont tenté d'éviter la catastrophe. Mais à chaque fois, les conditions fixées à la Grèce par les organisations internationales pour lui ouvrir une nouvelle ligne de crédit ont été rejetées par le Parlement. Trop impopulaires. Alors croyant pouvoir éviter la faillite, le gouvernement cède aux sirènes nationalistes. Et choisit de quitter la zone euro. «La Grèce vient de déclencher un Lehman Brothers public à la puissance dix», explique, encore abasourdi, un économiste.
Début d'une pure fiction ou scénario catastrophe que personne ne peut écarter ? Aujourd'hui, pour la majorité des économistes et des responsables politiques, la probabilité que la Grèce fasse faillite est proche de zéro. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, déclarait hier au micro de RMC, «Je n'y crois pas.» Mais hier, toujours, le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a prononcé des mots pour le moins inquiétants : «L'impasse financière menace la souveraineté nationale.» De quoi justifier cet exercice d'écriture de scénario fiction. Et si la Grèce faisait faillite ?
Au ban. Ce 31 mar




