Après les banques, la faillite des Etats ? Hier, les marchés financiers européens étaient tous à la baisse, toujours inquiétés par l’état de santé de la Grèce et dans une moindre mesure de l’Espagne. Sans compter que le spectre d’une faillite de Dubaï (lire page 4) menace toujours.
Pourquoi la Grèce affole les marchés ?
Tout s'est accéléré il y a un peu plus d'un an, lorsque les prêts immobiliers subprimes explosent à la face des Etats-Unis. Et du reste du monde. La Grèce, comme le reste de l'Union européenne, fait le choix d'augmenter sa dépense publique. Mais pour dépenser plus, il faut des recettes. Et les finances publiques étaient déjà sur une pente glissante. En 2009, la dette grecque va représenter 112,6 % du PIB, soit la pire performance de l'Europe après l'Italie (114 % du PIB). Et cette fragilité inquiète de plus en plus les agences de notation Moody's, Standard & Poors, Fitch ratings… dont le travail est d'évaluer tout ce qui bouge dans l'économie, y compris les Etats. Certes ces dernières n'ont pas vu venir la faillite du système des subprimes, mais elles rechignent sur l'état de santé économique de la Grèce. Mardi, dans le sillage de Moody's et Standard & Poor's, l'agence Fitch a annoncé qu'elle dégradait la note de la Grèce. Autrement dit, sa capacité à rembourser ses dettes. «C'est la première fois depuis dix ans qu'une agence de notation internationale diminue la valeur du pays sous le niveau A, et qui plus est, c'est une première pour un




