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Libération

La Bretagne tamise ses lumières

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La région modère sa consommation pour éviter le black-out.

ParPierre-Henri Allain
Rennes, de notre correspondant
Publié le 17/12/2009 à 0h00

Les villes bretonnes vont-elles être privées d'illuminations de Noël ? Mardi, avec la chute des températures (5 degrés au-dessous de la normale saisonnière) et une surconsommation d'électricité, la région a été placée en «alerte rouge» par le Réseau de transport d'électricité ouest (RTE). Du fait du risque de panne «imminente», le dispositif demande aux abonnés de modérer leur utilisation d'électricité (éteindre les lampes superflues, éviter de faire fonctionner un lave-linge en début de soirée, période de forte consommation, etc.).

Plusieurs villes ont réagi en limitant leur éclairage public et en éteignant leurs guirlandes lumineuses, comme à Saint-Brieuc. «Ce sont des mesures qui n'ont pas d'impact véritable, mais ont surtout valeur d'exemple pour changer les comportements», précise-t-on à la mairie. A Quimper, c'est l'appareil à faire des vagues dans la piscine municipale qui a été débranché, tandis que les Vannetais ont été privés de la mise en lumière des remparts et de l'hôtel de ville. Même type de mesures à Rennes, où Jean-Luc Daubaire, adjoint à l'énergie, s'est fendu d'un mail adressé à tous les agents municipaux les enjoignant à la vigilance sur leur consommation. «Hormis quelques personnes s'inquiétant de ne pouvoir profiter des illuminations avec leurs enfants, les réactions ont été très positives», se félicite-t-il.

Les Bretons prendraient-ils conscience de la vulnérabilité de leur péninsule qui ne produit que 7% de son électricité ? <

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