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Portrait

Henri Proglio se rêve en parrain de la filière

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Henri Proglio lors d'une conférence de presse à Paris, le 24 septembre 2009. (AFP Martin Bureau)
Publié le 29/12/2009 à 0h00

Son ambition

Henri Proglio l'a dit sans ambages avant même d'être officiellement intronisé PDG d'EDF : il entend que soit «repensée toute la filière nucléaire, en particulier les rôles d'Areva et du CEA [Commissariat à l'énergie atomique, ndlr]». En filigrane, c'est bien sûr à l'électricien public que Proglio espère voir confier le leadership de l'atome français. Un projet qui sonne comme une déclaration de guerre à la patronne d'Areva, Anne Lauvergeon. Hésitant à désavouer un industriel dans les petits papiers de l'Elysée mais dont la nomination à la tête d'EDF prêtait à polémique, le Premier ministre a réagi avec retard mais fermeté : «Le leader, c'est l'Etat. Ensuite il y a des acteurs», dont EDF mais aussi Areva. Le tout assorti d'un objectif : le démarrage comme prévu en 2012 de l'EPR de Flamanville (Manche), alors que le chantier a pris du retard.

Ses réseaux

Chiraquien de cœur, l'ancien homme fort de Veolia (ex Générale des eaux) et toujours président du conseil d'administration de l'entreprise, connaît sur le bout des ongles le gotha politique de droite comme de gauche. Présenté par Rachida Dati à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, il a su peu à peu gagner la confiance du futur chef de l'Etat et de ses amis ; comme en témoigne le ticket pris, fin 2008, par Dassault au capital de Veolia. Deux hommes ont largement contribué à ce rapprochement : Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, et Claude

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