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Un site de mode créé grâce au prêt apporté

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Monshowroom.com, un succès, n’aurait vu le jour sans le microcrédit.

Publié le 04/02/2010 à 0h00

En juin 2006, elles n’avaient que leur idée de boutique virtuelle, une foi inébranlable en leur projet et quelques milliers d’euros rassemblés en vendant leur voiture. Trois ans et demi plus tard, Séverine Grégoire et Chloé Ramade affichent 5 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, 22 salariés, une centaine de marques référencées et le leadership de la vente de mode féminine en ligne dans l’Hexagone. Leur site, monshowroom.com, n’aurait jamais vu le jour sans le soutien de l’institut de microfinance Créa-Sol, qui leur a prêté 40 000 euros à 4% sur cinq ans pour démarrer leur affaire.

Une somme considérable en regard des prêts habituellement consentis aux aspirants-entrepreneurs exclus des circuits bancaires d'aide aux PME-PMI. «A l'époque, explique Frédéric N'Guyen, directeur de Créa-Sol Provence-Alpes-Côte-d'Azur, nous n'avions pas encore l'habilitation du ministère de l'Economie, qui limite le montant des microcrédits à 10 000 euros. Comme ce projet nous paraissait viable, nous l'avons soutenu au maximum, c'est-à-dire au plafond qui était le nôtre avant l'habilitation de Bercy, que nous avons finalement obtenu en avril 2009.»

Avant de solliciter le deuxième opérateur de microcrédit en France (après l'Adie, Agence pour le droit à l'initiative économique), les deux créatrices de monshowroom.com s'étaient bien sûr adressées aux banques traditionnelles. Gros flop. «On les a toutes vues ou presque, se souvient Séverine Grégoire, qui a travaillé

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