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L’Europe dévaluée face à la crise grecque

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Les dirigeants des Vingt-Sept, réunis aujourd’hui, vont chercher à contrer l’attaque des marchés.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso à Strasbourg le 9 février 2010 (AFP Georges Gobet)
ParJean Quatremer
BRUXELLES (UE), de notre correspondant
Vittorio De Filippis
Publié le 11/02/2010 à 0h00

Après presque deux mois d’atermoiements et de valse-hésitation, l’Europe va-t-elle enfin parler clairement du cas grec? Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement qui se réunit aujourd’hui à Bruxelles risque d’être largement consacré au sauvetage du vilain petit canard européen attaqué par les marchés financiers qui spéculent sur son éventuelle cessation de paiement. Cela fait plus d’un an maintenant que les investisseurs manifestent leur défiance grandissante en exigeant des taux d’intérêt de plus en plus élevés pour prêter de l’argent à Athènes. Et plusieurs semaines que les marchés testent la solidarité de la zone euro… sans grande réaction des autorités européennes.

Rumeurs. Le temps de la mobilisation politique a maintenant sonné. Depuis le début de cette semaine, les salles de marché bruissent de rumeurs sur une mobilisation de la zone euro et de la Banque centrale européenne destinée à casser cette spéculation effrénée. Hier après-midi, la conférence téléphonique entre les ministres des Finances de la zone euro, à l'initiative de Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, a accrédité l'idée qu'un plan de sauvetage de la Grèce était en préparation. Dans l'entourage de Juncker, on reconnaît que les Vingt-Sept préparent des mesures pour venir au secours de la Grèce en cas de nécessité, mais on affirme que rien ne sera annoncé aujourd'hui, si ce n'est un encouragement à poursuivre la cure de rigu

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