Stanley Fischer, 66 ans, qui a la double nationalité américaine et israélienne, a été nommé à la tête de la Banque d’Israël en 2005 par le ministre des Finances de l’époque et Premier ministre actuel, Benyamin Nétanyahou. Professeur d’économie au MIT, le Massachusetts Institute of Technology, avant de devenir numéro 2 du Fonds monétaire international (FMI) de 1994 à 2001, puis vice-président de Citigroup, il plaide activement la cause d’Israël auprès de l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économique) qui devrait accepter en mai la candidature de l’Etat hébreu. C’est qu’Israël a déjà renoué avec la croissance. En 2009, celle-ci a été de 0,5% (+ 4,4% au quatrième trimestre) et les prévisions pour 2010 sont optimistes : 3,5% de hausse du PIB prévue, soit un quasi retour à la situation d’avant la crise (4% de croissance en 2008). Fisher est donc applaudi par les économistes israéliens pour sa gestion pendant cette période. Dans un récent sondage, tous les directeurs financiers d’entreprises du pays interrogés disaient espérer qu’il restera à la tête de la Banque d’Israël pour un deuxième mandat. A cette proposition de Nétanyahou, il donnera une réponse dans les prochaines semaines.
Israël sort de la crise plus vite que les autres pays occidentaux. Pourquoi ?
Avant même le début de la crise, l'économie israélienne était en bonne posture grâce aux réformes gouvernementales du début de la décennie : déficit budgétaire réduit, balance des paiements excédentaire et surtout système bancaire sain. Avec la crise, nous avons, comme les autres




