Si les marchés financiers sont capables (comme l’affirme la théorie) de déterminer aujourd’hui le juste prix d’un actif financier en intégrant toutes les informations d’hier, d’aujourd’hui et de demain… alors la Grèce est sur la bonne voie. Grâce à quoi ? Au catalogue des mesures d’austérité annoncé hier par le gouvernement de Georges Papandréou et qui se traduira, dès cette année, par 5 milliards d’euros d’économie, soit 2% du PIB grec. De quoi calmer l’inquiétude des marchés. Hier, la prime que les investisseurs demandaient pour acheter des obligations grecques à dix ans a reculé de 280 points de base. En clair, le rendement de l’emprunt est inférieur à 6%. Au plus fort des inquiétudes sur un possible défaut de paiement, Athènes devait proposer 7% de rendement pour placer ses bonds et boucler ses fins de mois. L’euro reprenait lui aussi des couleurs face au dollar.
Mais voilà, les marchés nous ont habitués à brûler aujourd'hui ce qu'ils célébraient hier. Et dans le dossier grec, ils restent encore des inconnues. «Et pas prises en compte par les marchés», admet un trader. Certes, les recettes fiscales, notamment via des hausses de la TVA passant de 19% à 21%, du tabac (+63%) ou du prix des carburants, augmenteront de 2,4 milliards d'euros. De même que seront réduites les dépenses d'un montant équivalent, «grâce» au gel des retraites et des salaires des fonctionnaires, ou plus largement à une baisse de 5% des investissements publics.
Tout le monde s’est félicité. Le p




