Transavia, la compagnie low-cost du groupe Air France - KLM n’est-elle pas en train de siphonner l’activité de sa maison-mère ? Elle va présenter ce matin son programme pour l’été. Il sera copieux. A l’été 2009, Transavia desservait 16 destinations au départ de Paris. Il y en aura désormais 26; 35 si l’on ajoute les six villes desservies à partir de Lyon (Djerba, Palma, Funchal…) et les trois escales depuis Nantes. Deux aéroports qui s’ajoutent à celui d’Orly, jusqu’alors son unique base en France.
Face à l’activité vibrionnante de sa filiale, Air France réduit la voilure. Avec des capacités en recul de 3,7% sur les courts et les moyens courriers dès ce printemps…
«On voit bien qu'Air France veut basculer à terme tout le trafic court et moyen courrier sur sa compagnie low-cost», dénonce Jean-François Acquart, délégué syndicale à SUD aérien, syndicat minoritaire. Comme l'illustre, selon lui, la dernière proposition de la compagnie : expédier cet été 50 stewards et hôtesses, sous-employés, à Transavia. Une «suggestion» vite remballée par les partenaires sociaux. A cause notamment des standards d'activité nettement plus élevés dans la filiale, comme chez toutes les low-cost : «Ils sont à 90 heures de vol mensuelles, note Jean-François Acquart. A Air France, nous sommes à 75 heures.» Au-delà, on passe en heures supplémentaires…
Une certitude : bien que le groupe s'en défende, le modèle low-cost aux prix de revient ultraserrés met Air France sous tension. La compag




