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Renault et Daimler : l’autopartage en détail

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Automobile . Les nouveaux alliés ont confirmé hier la mise en commun d’usines et de technologies.

Publié le 08/04/2010 à 0h00

Ils ont cité Voltaire - «Le travail est le père du plaisir», Hegel - «Rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion» - et Nietzsche - «Ce qui ne tue pas rend plus fort». Invoquer des philosophes quand on signe un échange capitalistique de 3,1% (1), c'est dire sa portée : «symbolique» et «limitée», ont insisté hier à Bruxelles les patrons de Renault-Nissan et Daimler, le Français Carlos Ghosn et l'Allemand Dieter Zetsche. Le cœur de ce «gentlemen's agreement», c'est la «coopération stratégique». «Il y avait une urgence pour la Smart», a rappelé Ghosn, évoquant des discussions initiées il y a «moins d'un an».«[Daimler] cherchait un partenaire pour faire une Smart plus profitable. On sait que c'est un gros trou financier.»

Dès 2013, les deux groupes utiliseront donc une plateforme commune, sur les sites Smart à Hambach (Moselle) et Renault à Novo Mesto (Slovénie). Le premier assemblera des voitures à deux places (Renault ne confirme pas qu’il y produira une Twingo) et le second, la future Twingo ainsi qu’une Smart à quatre places (entre 2004 et 2006, Daimler avait déjà produit avec Mitsubishi un modèle semblable, qui a fait un four). Les sites produiront aussi des versions électriques. A l’arrivée : des usines mieux chargées, des technologies partagées et des coûts de développement et de production réduits.

Une plateforme commune verra également le jour à Maubeuge (Nord), où est produit

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