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Libération

A la SNCF, une grève aux couleurs cégétistes

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Social . Alors que la direction annonce un meilleur trafic, le leader de la CGT cheminots accentue la pression.

Publié le 09/04/2010 à 0h00

Le conflit à la SNCF vire, après deux jours de grève, à l’affrontement direct entre la CGT et la direction de la SNCF. Ou plus exactement au combat de Didier Le Reste, patron de la CGT des cheminots, contre l’ensemble de l’entreprise ferroviaires, y compris les syndicalistes de SUD rail.

La scène qui s’est déroulée hier dans le hall du siège de l’opérateur, tout près de la gare Montparnasse à Paris, est de celle qu’affectionne le leader cégétiste. A la tête d’une délégation de cheminots grévistes, Didier Le Reste a en quelque sorte forcé la porte pour discuter avec François Nogué, le directeur des ressources humaines de la SNCF. De retour dans le hall, il a vivement haranguéune petite centaine de fidèles. Le tout s’est déroulé sous les applaudissements, devant micros et caméras. Le décor est campé pour un mouvement dur et conduit par la seule CGT.

C'est ce que veut faire croire la centrale. Et son patron en a rejeté la faute sur une direction, qui confondrait de «pseudos discussions avec de vraies négociations». Considérant qu'il n'y a aucune avancée sur les salaires, les embauches ou le fret, ou pas assez au regard de ce qu'attend la CGT, Didier Le Reste a prévenu : «Nous allons appeler à de nouveaux débrayages, tous services confondus. C'est ce dont nous allons débattre avec nos piquets de grève dès demain.»

Face à la déclaration de guerre, François Nogué s'est voulu zen. Selon le pointage de la direction, au second jour de la grève, 38,8% des contrôleurs on

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