Ils veulent, disent-ils, faire mentir l'adage. Qui prétendrait que la France boude les créateurs d'entreprise. Ils ont entre 35 et 45 ans, constituent la première génération internet et sont entrepreneurs du Web. Ils se mobilisent aujourd'hui pour faire émerger la génération suivante. Et pourquoi pas, comme veut croire l'un d'eux, «faire pousser les Google ou les Facebook de demain». Plus lucidement, insiste Marc Simoncini, le patron de Meetic, «faire émerger des géants européens». Voilà qui est plus raisonnable. Mais ces velléités disent une urgence ou une promesse : Internet et son écosystème pèsent «6 à 7% du PIB mondial aujourd'hui, mais 20% demain», a rappelé hier Jean-Ludovic Silicani, le régulateur français des télécoms.
«Dix ans après». C'est ainsi qu'est lancé aujourd'hui le fonds Isai Developpement, qui veut investir dans les start-up. A sa tête, trois patrons (lire ci-contre) qui conduisent assez bien leur barque sur les flots de la Net-économie. Et qui font monter à leurs côtés une soixantaine d'autres dirigeants prêts à miser quelques dizaines de milliers d'euros chacun. Coïncidence - ou effet de mode -, deux autres fonds, Kima et Jaina, initiés par des patrons emblématiques du Net, Xaviel Niel (Free) et Marc Simoncini, s'apprêtent à prendre leur essor. Ces trois poids lourds de la nouvelle économie made in France prennent ainsi le relais d'autres initiatives, plus discrètes, comme celles des frères Rosenblum (Pixmania)




