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Y’a de la pression dans l’air

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Après quatre jours sans trafic aérien en Europe, compagnies et aéroports veulent des mesures de précautions moins strictes.

L'aéroport de Nice, dimanche 18 avril. (REUTERS)
Publié le 19/04/2010 à 0h00

La pureté de l'azur, en France et dans le nord de l'Europe, incitait hier au bronzage. Les responsables du transport aérien, eux, broyaient du noir. La principale association des compagnies aériennes européennes et celle des gestionnaires d'aéroports ont demandé hier une «réévalution immédiate» des restrictions de vols imposées en Europe. Elle veut mettre un terme à une situation ubuesque avec la fermeture, ici, d'un aéroport, succédant à l'ouverture, là, d'un autre. Tandis que la Norvège et l'Autriche rouvraient une partie de leur espace aérien, avec des restrictions, ou que les autorités de l'aviation civile allemande décidaient de permettre la reprise de l'activité à Francfort, troisième plateforme d'Europe, leurs homologues français préféraient durcir les contraintes.

anticyclone. Paris a imposé hier matin la fermeture des derniers aéroports ouverts dans le Sud, avant de faire marche arrière dans l'après-midi, autorisant la réouverture de pistes dans le Sud-Ouest. Une option justifiée par une légère amélioration de la «qualité» de l'air et une «diminution de la zone couverte par les cendres volcaniques». Constat du Centre conseil en cendre volcanique, basé à Londres, qui délivre, toutes les six heures, des bulletins d'évolution. Le centre de Toulouse prévenait toutefois : «L'amélioration dans le sud de la France est à prendre avec précaution car la limite entre la zone où il y a des cendres et où il n'y en a pas est difficil

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