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Libération

Rapatrier les passagers, micmac sur les tarmacs

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Face à l’ampleur du chaos, les compagnies aériennes adoptent des stratégies différentes.

Publié le 20/04/2010 à 0h00

C’est comme faire passer un chameau par le trou d’une aiguille. Comment rapatrier les voyageurs en transit à Roissy ou coincés à l’autre bout du monde alors que seuls quelques aéroports du sud de la France restaient ouverts hier, et sans certitude d’un vrai dégel demain… Chez Air France, on était heureux d’annoncer hier la reprise de six vols long-courriers au départ de Toulouse et un vol vers Dubaï au départ de Pau. Une première ! Le même jour, Bordeaux, Marseille, Nice, Pau et Toulouse voyaient atterrir à leur tour des vols long-courriers de la compagnie nationale. Aujourd’hui, ce sont 17 vols pour l’Asie, l’Amérique ou le reste du monde qui devraient décoller depuis les aéroports du Midi. C’est quatre fois moins qu’en temps ordinaire et cela montre la difficulté de la tâche.

Handicap. L'acheminement des passagers bloqués par le nuage pose en effet des problèmes de logistique hors normes, que même des compagnies aguerries comme Air France semblent incapables de résoudre. Une bonne fraction de son parc d'appareils stationne sur les tarmacs à l'étranger, confiait hier la compagnie. C'est le premier handicap. Expatrier vers les aéroports de Toulouse, Nice, Marseille, Bordeaux ou Pau, l'envol des long-courriers ou leur atterrissage, comme la compagnie l'envisageait hier, est un autre casse-tête. Cela suppose une infrastructure, mais aussi des équipes au sol en nombre, d'où l'appel aux volontaires que la compagnie dit avoir lancé. «Toutes les routes [dans le

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