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L’Europe s’envole dans le désordre

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Le trafic a repris partiellement, hier, après cinq jours d’une interdiction qui a révélé le manque de coordination européen.

Des proches de voyageurs saluent le décollage d'un avion de la Lufthansa vers Chicago à l'aéroport de Dusseldorf le 20 avril 2010. (© AFP Volker Hartmann)
ParCatherine Maussion
Jean Quatremer
BRUXELLES (UE), de notre correspondant
Yann Philippin
Publié le 21/04/2010 à 0h00

Le ballet des avions a timidement repris hier, avec environ 30% des vols assurés en France et en Europe. De quoi rapatrier les premiers milliers de touristes bloqués. Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a annoncé dans la soirée une nouvelle amélioration du trafic aujourd’hui pour la France, avec 100% des vols long-courriers et 60% des moyen-courriers. La situation est rendue complexe par les politiques menées par les différents pays. Alors que l’organisme européen Eurocontrol estimait que tous les aéroports de l’Union étaient praticables, les pistes finlandaises, danoises et allemandes ne seront pas rouvertes à 100% avant ce matin.

UNE REPRISE DU TRAFIC DURABLE ?

Sur le front météo, l’heure était plutôt à l’optimisme hier. Le nuage de cendres émis dans la nuit de lundi à mardi par le volcan islandais Eyjafjöll devrait toucher seulement le nord de l’Europe et épargner la quasi-totalité du territoire français, a indiqué Météo France. L’Organisation météorologique internationale prévoit l’arrivée en milieu de semaine d’une dépression qui va pousser le nuage vers l’Amérique du Nord et contribuer à le dissiper.

Le risque que l’Eyjafjöll crache dans l’immédiat un nouveau nuage perturbateur semble également diminuer. L’éruption se poursuit, mais son intensité baisse. Surtout, il y a moins de cendres dans la fumée. Le panache est tombé à 4 000 mètres, et les vents, à cette altitude, sont actuellement très faibles. Mais les courants aériens peuvent évoluer trè

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